Rscentes Decouvertes de l∙archeologie polonaise du monde antique
ê. Michalowski (Warezewa)
Ces d er n ³ era temps 1∙archdologie Hidditerrandenne polonaise a∙est distingude par certaines ddcouvertes d’une importance ma- Jeure pour la science· Ellea furent les fruits des travaux de foαillβs menses par Ie Centre Iblonais d'Archdologie Mdditerrand- enne au Cairo· Certaines ?e rattachent aux cultures de I1Orient ancierι et e∣ιrent lieu en Egypte9 au Soudan et en Irak9 d'autrea appartiβnnent au monde Claaaique9 grdco-romain.
Je ne mentionne- rai que tr⅞a bri⅜vement la pre?i⅜re catdgorie en βignalant juste les rdβultata les plus mar quants.Au Soudanl sur notre concession au Sud de la VIåCataracte du Nil9 Ie site de Kadero9 nous avons ddgagd deux βecteura de cimβ- tiereβ antiques: l∙un de la periods prddynast³que∣ 1∙autre remontant a 1 *dpoque meroltique. L’analyse dee adpu}tures prddynastiques a mis en Iumiere deux probl⅛mes∙ Le premier eat celui de la composition ethnique du Soudan Central en fin du IVåBilldnaire event n.e. Les Techerches Snthropologiquea ont ddceld pour cette dpoque une structure de 1∙ population differente de cello de la Nubie Septentrionale et du Soudan Mdridional∙ Le second probl⅛?e eβt po- βd par les trouvailles d'oaaeaenta animaux: on doit ae demander si la population de ces terrains disposait dans la pdriodβ prddynasti- que de la meme race de bdtail que les habitants du Sud de I1Egyp- te.
Le Ciaetiere mdroltique a Γourni dee trouvailles de prix parmi Ie mobilier f une r a ire. Permi ceβ objets9 on doit mention- aer en premier lieu un annfeeau de steatite, passe an doigt poor tendre la corde de l'βrc.
Il etait connu ear les bas-reliefs d’epoque m6roltique, p.ex. a Mussawarat, male c*est pour la premiere fois qu 'un exemplaire authentique en fut trouv^ (Informa- tor Archeologiczny)Depuls quelques anneee sur Ie seul site archβologique de NubieSeptentrionale 6mergeant des eaux du Nil, a Kasr Ibrim,tra- vaillβ une expedition anglo-polono-am^ricaine. Elle me-*nβ des fouilles sur Ie terrain de la forteresse abandonn0e au XIXåsiec- Ie par une garnison bosniaque.
Sur la concession de 1’Egypt Exploration Society a Kasr Ibrim on avait d£j& fait blen avant, Iors de la dite campagne de Nubie9 de tree Importantes decouvertes, en particulier des temps de la Nubie Chretienne, ñîï³òå p9ex. la stole de 1 'evfcque de Faras Marianos, dec£d£ a Ubrim au cours d'une visite de ce diocese voisin.
Les nouvelles rθcherches de la mission mlxte ont atteint des couches tre3 profondes, degageant βntrβ autre un temple In- connu de la periode du pharaon Taharka, des habitations m^rolti- quoa qui ont Iivr ¸ un ensemble de splendides recipients en bronze. Des d0couvertβs non moins Interessantes se placerent dans Ie sec- teur urbain des temps dudit "Groupe Xn9 ainsi que dans les ruines d Edifices pa^o-chret iens et pal4o-arabes. Il s*agit de textes Merits sur papyrus, parchemin et papier, comportant des copies de la correspondence Officielle adress6e par les autorites de l'Egy- pte arabe au rois de la Nubie chr0tienne et d’autres documents, dont un fragment de papyrus avec Ie texte de I1Odyssee: du livre II9 78 - 80, Ie diβcours d'Antinoos, et du livre V, 122-171,Ulys- se chez Calypso· A no ter qu'Artemis eat àððåȸå nChrysorrhoosn, et non comma d'habitude nChrystothronosn9
Bi Haute Egypte, une grande surprise fut la ddcouverte sur une plate-forme roehjese au-dessus du temple de Thotmes III, quo nous avions d6gag6 les ann6es pr6c6dentes, d'un atelier de perru- quier d6pos6 en ce lieu.
Cet ateliev dut Justement ⅞tre aux ser-▼ices de cette partie de la ndcropole thdbaine - travaillant peut-etre on liaison avec un atelier dfembaumβment ∙ depαis Ie ddbut de la XIIåJusqufA la XVIIIe dynastic. Sous la Baase Bpo- que9 il fut SCienment mis en sdcuritd et cachd∙ Les matdriaux furent ddposds dans des vases en albfttre Soigneuseaent scellds. Bi dehors des Chereux9 furent retrouvda dfautres όIdaents9 sortout divers types de Colorants9 des dpinglee ⅛ cheveux, des aiguilles de bronze9 des coαteaux de silβx9 des boules d*os9 des fils9 des Ianieres9 des bandelettea, des ficelles, etc. Tout ce matdritl fut soumis ⅛ tins analyse Chiaique et biologique a 1 fInstitut de Ctriainologie de IfAcaddale de IfIhtdrieur a Varsovie. Ces analyses en de noabreux cas ont confirmd les observations arChdologi- ques9 en certains elles ont attird IfSttention sur dfautres dld- aents ayant dchappd JusqufIci aux Srchdologues9 p.ex. Ie vernis a Cheveux, de composition proche du savon (MI PAN 11/19759 pp∙ 5-6).
Ehfin9 one des trouvailles les plus Spectaculaires fut cells de notre mission archeologique a Nimrud en Irak (MI PAN 3/1976). Nous ó avons degagd en fin 1975 une ports du palais de Salmanasar III (858-854 avant n∙⅛∙) encadrde de deux taureaux en pierre dfune hauteur de pres de 4 metres. Quoique lee tetes sont disparues, Ie modeld parfait du plumage des monstres ailds et les inscriptions Cuneiformes qui les accompagnent en font des documents except ³ on els pour la science. Eh effet9 ce sont les premidres sculptures monumentales connues datant du regne de ce souverain∙ Derriere la porte fut explorde une des sal les du palais dont les murs dtaient ornds de plaques scUlptdes en alb¾trβ du temps de Tiglat- pllasar III (745-727 avant n.⅛.).
Ce material extr⅞mement intdres- sant et de valeur artistique exceρtionnelle complete les dβcou- vertes dfHenry Layard A Nimrud de la moitid du XIXåsiecle∙Comme on sait9 IammJoritd des bas-reliefs qufil ddcouvrit dans les sal- Ids palatiales ndo-assyriennes se rangent aujourdfhui parmi les trdsors du British Museum de Londres. Qr9 parmi pres de 40 dalles ddcouvertes par nous il exists des scenes Inconnues auparavant sur les bas-reliefs ndo-βssyrlens. Bntre autres9 nous avons ddga- gd un bas-relief reprdsentant des soldats assyr³ens tirant Ie sta-- 35U -
tue du dieu Alarduk de son temps a Bebylone. Une representation dgalernent auparavant Inconnue est cβlle de femmes allaitant des enfants∙ Il Convient aussi d∙ mentIonner un ddpδt d'environ IOO vases decouvert ⅛ proximitd, de nombreux sont des precIeux examples de la dite cdramique palatiale∙
Mais I1Orient ancien ne fut oas Ie seul a fournir aux ar- Chdologues polonais des ddcouvertes marquantes. Elles se produi- sirent aussi au cours de la derniere saison sur nos chantiers de fouilles des terrains de culture gr⅛oo-romaine. Eb tout premier lieu se place la ddcouvertβ, Considerde comma un des dvenβmentg Srchdologiques de 1'an 1975» d'une statue en marbre dlAthdna Par- thenos ⅛ Palmyre. Cette oeuvre ornait Ie temple de la ddesse Allat Cassimilde ⅛ Athdna) et elIe ó fut sans doute dressde en fin vu Iβr- ddbut du IIθ sidclβ de n.e. Les conditions de trouvaille et la Stratigraphie du terrain prouvent qu*elle survdcut telle qu'elle Jusqu'⅛ la moitid du IVåsidcle, ce dont ddmoigne un ensemble de plusieurs Centaines de Iampes et plusieurs dizai- nes de monnaiesl trouvdes a proximitd et ddfinissant la date de destruction du temple·
Ce fait change radicalement les opinions existantes sur 1'histoire de Palmyre apr⅛s sa prise par Aurdlien.
Tout autrβmertt se prdsente aujourd'hui Ie quartier Ouest de la villa, Ie dit Camp de Diocldtian. La statue meme, retrouvde brisde, tr⅛s visib- Iement renversde de son piddestal, a environ 3 metres de hauteur. Cest done une des plus grandes copies connues du fameux chef- d'oeuvre de Ihidiaa. On peut en touts certitude affirmer que c∙est la rdplique la meilleure et la plus fidele de 1,oeuvre con- nue de 1'artiste grec du Vβ siecle avant n.e. Les premiers tra- vaux de conservation pour rendre a cette oeuvre son aspect original sont COinnenc-S. Il est extr%mement important pour la connais- sance de 1'Empire Romain que dans la Iointaine Palmyre se retrou- vait une replique de 1,Athdna Parthenos, ex⅛cutde en marbre par un ou deux artistes parfaitement maitres de Ieur art. Il convi- ent de Souligner qu*en dehors de 1'Athdna Ibrthenos, nous avons trouvd aussi des copies en m